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Une histoire d'assurance

Des indicateurs de l’activité économique sont tous au vert… ou presque tous…

L’activité économique a bien démarrée en ce début d’année 2015 et pourtant …

les investissements sont timides et marché d’emploi toujours en panne…

persquetous

Les planètes de la sphère économique sont bien alignées et offre un climat favorable pour la croissance et la reprise d’activité :

  • La chute du cours du pétrole depuis le 2ème semestre 2014, et qui varie aux alentours de 60 dollars le baril à la fin de ce 1er semestre
  • La dépréciation de l’euro face au dollar (le plus bas niveau depuis 2003*), qui offre des opportunités de croissances pour les exportations de la zone euro ;
  • Les politiques monétaires accommodantes des Banques Centrales, favorisant le maintien des taux d’intérêt faibles.

D’après la dernière publication de l’Insee pour le 1ere trimestre 2015, les indicateurs de l’activité économique en France sont au vert.

Au premier trimestre 2015, le PIB augmente en France de 0,6 % par rapport au trimestre précédent et l’inflation française (IPCH en glissement annuel) s’établit à 0,1 % en avril.

La confiance des consommateurs revient, portée par la baisse des prix (en particulier de l’énergie et du pétrole), ce qui se traduit par une consommation des ménages en biens qui augmente au premier trimestre (+1,6%).

La mise en place d’un ample programme d’achats d’actifs de la BCE, principalement des achats d’obligations souveraines, a participé à redonner la confiance aux investisseurs pour les actifs risqués.

Ainsi, les divers facteurs mis ensemble ont donné des excellents résultats des marchés financiers. (depuis le début de l’année CAC 40 a progressé de 17,71 %, au 15/05/2015)

Dans la zone euro, la reprise se confirme pour ce 1er trimestre, avec une croissance en Allemagne (qui baisse légèrement), une très bonne dynamique en Espagne, des bons résultats au Portugal, et un démarrage en Italie même si un peu lent, mais supérieur aux attentes.

Dans les pays anglo-saxons, la croissance se consolide, malgré les résultats plus faibles que les prévisions des Etats-Unis. Face à ces signes de faiblesse au début de l’année, la Réserve Fédérale Américaine (FED) et la Banque Centrale de Royaume-Uni, renoncent encore à la hausse de leurs taux d’intérêt directeurs et prolongent ainsi le maintien des taux faibles.

La reprise au Japon  reste modérée avec une baisse de l’inflation globale et une hausse de confiance des chefs d’entreprise. **

En Chine, face à un ralentissement de la croissance, le gouvernement a mis en place des mesures visant à stimuler le marché de l’immobilier et la consommation.

En Inde, avec la baisse du prix du pétrole, la consommation des ménages s’accélère et la croissance arrive au niveau celle de la Chine.

Mais cette baisse du prix du pétrole peut avoir aussi des effets négatifs, comme en Russie, qui souffre en plus à cause des sanctions économiques et financières.

Mais certains facteurs peuvent mettre en péril cette reprise de croissance :

  • La crise grecque
  • une possible aggravation de la crise ukrainienne ou
  • affaiblissement de la confiance des ménages et des entreprises (en particulier dans l’industrie)

Malgré ces indicateurs positifs, le point qui reste dans le rouge est le taux de chômage qui ne baisse pas. (10,6% en France, en mars).

La légère hausse de l’emploi, portée par les contrats aidés dans secteur public, ne permet pas d’absorber la progression du nombre de chômeurs et l’accroissement de la population active.

Quels sont alors les freins qui empêchent à l’économie française de bénéficier pleinement de cet environnement favorable… ?

Pour plus d’information :

* Bulletin économique de la BCE – publiée  en avril  2015

* Note de conjoncture 2015 publiée par INSEE  – Mars 2015

* Principaux Indicateurs économiques et financiers publié par la Banque de France (15 mai 2015)

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